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 Bilan de l'année spatiale 2016

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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Sam 26 Nov 2016 - 16:57

Henri a écrit:

Dans le petit tableau de ton dernier post, par propergol tu entends propergol solide ?

Sinon, si on fait les statistiques non pas par types de moteurs mais par modèles de moteurs, ça donne quoi ?

C'est ça. Je modifie la formulation.

Pour les modèles de moteurs à liquides, les plus utilisés jusqu'à aujourd'hui sont :
Merlin-1D: 72
YF-21C: 56
RD-107A: 48
RD-275M: 18
YF-20B: 16
YF-100: 14
etc...

Je suis en train de terminer une nouvelle version du tableau posté quelques messages plus tôt, avec les performances dans le vide et au niveau de la mer.
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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Dim 27 Nov 2016 - 14:29

Nombre de moteurs utilisés en 2016 en fonction de leur Isp
(nouvelle version, avec ajout des moteurs à poudre)



Nombre de moteurs utilisés en 2016 en fonction de leur puissance

Le pic vert est constitué par le Merlin-1D (les deux versions, avec 914 kN et 934 kN) et le RD-108A (922 kN).
Le pic orange correspond à la famille YF-21C (816 kN) / YF-20B (814 kN) / YF-25 (816 kN) / YF-24B (831 kN) et au Vikas-4 (800 kN).

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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Dim 27 Nov 2016 - 17:03

David L. a écrit:
Nombre de moteurs utilisés en 2016 en fonction de leur puissance

Le pic vert est constitué par le Merlin-1D (les deux versions, avec 914 kN et 934 kN) et le RD-108A (922 kN).
Le pic orange correspond à la famille YF-21C (816 kN) / YF-20B (814 kN) / YF-25 (816 kN) / YF-24B (831 kN) et au Vikas-4 (800 kN).


Quelques compléments à propos de la puissance des moteurs actuellement en service...

Moteurs les plus puissants dans le vide, selon le type de propulsion :
LH2/LOx : RS-68A (Delta-4), avec 3560 kN
Kero/LOx : RD-180 (Atlas V), avec 4152 kN
Hypergoliques : RD-275M (Proton-M), avec 1832 kN
Poudre : P241 (Ariane-5), avec 6470 kN
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nikolai39
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Sam 24 Déc 2016 - 12:24

Je vous propose donc ma vision strictement personnelle du bilan de l'année 2016 vue du côté russe.

1. Le nouveau programme spatial

2016 a été l'année la plus inhabituelle qu'a connue la Russie depuis très longtemps. Le plus grand événement de l'année n'a pas eu lieu sur un pas de tir, mais dans les couloirs du Kremlin. Il s'agit bien entendu du vote du programme spatial fédéral pour la décennie à venir (2016-2025). La somme attribuée à Roscosmos est en augmentation par rapport aux années précédentes, mais elle a été réduite de moitié par rapport à ce qui avait été envisagé avant la crise ukrainienne (qui a d'ailleurs largement dépassé les frontières de l'Ukraine). 2016 devait être l'année d'un discours à la Kennedy pour annoncer le débarquement russe sur la Lune, mais ce grand projet a été repoussé à la décennie suivante (2026-2035).

Il subsiste tout de même le vaisseau Federatsia, qui s'est vu attribuer la coquette somme de 42 milliards de roubles juste pour la première tranche, et la construction du pas de tir Angara à Vostotchnyi pour lancer le Federatsia à partir de 2021. L'autre grand projet décidé par le gouvernement est le lanceur Feniks, qui servira à la fois de remplaçant pour la défunte Zenit et d'étage de base pour le futur lanceur super-lourd. L'objectif est que, au début de la décennie suivante, tout soit prêt pour commencer le programme de vols habités lunaires.

En conclusion de cet épisode majeur de 2016, je dirais que l'objectif a été affirmé clairement (la Lune, la Lune, et rien que la Lune), mais que les moyens ne sont pas attendus pour y parvenir.

2. Un nouveau cosmodrome

L'autre événement majeur de l'année est l'inauguration du cosmodrome de Vostotchnyi. C'est l'aboutissement d'une idée lancée dès les années Eltsine. Sachant que le projet a démarré en 2012 avec un premier tir demandé avant décembre 2015, il est remarquable qu'il ait été conduit avec seulement quatre mois de retard. Cela montre que, quand le budget est là, la qualité et le calendrier sont au rendez-vous également.

3. Une activité au ralenti

Tous les observateurs ont été interloqués par le faible nombre de lancements réalisé par la Russie en 2016. Seulement 17, et éventuellement 19 si on compte les deux tirs de Soyouz en Guyane. L'année précédente avait déjà été marquée par une diminution du nombre des lancements, et il est donc possible que l'on assiste à une véritable attrition.



Les principales causes sont la quasi-disparition de Proton-M sur le marché des lancements commerciaux, ainsi que l'abandon (non encore confirmé) du lanceur léger Dniepr. A eux deux, ces lanceurs n'ont réalisé que 3 tirs cette année, contre 10 en 2014 et 9 en 2015. Par ailleurs, seuls deux lancements militaires on été réalisés. Dans le cadre du programme fédéral (hors vols habités), Roscosmos n'a lancé en tout et pour tout qu'un satellite d'observation de la Terre (Ressource-P n°3) et un satellite scientifique (Lomonossov). Tous les autres vols sont reportés à 2017.

Il est possible que cette baisse significative de l'activité spatiale russe ne soit que le résultat de la transition entre les deux programmes fédéraux (2006-2015 et 2016-2025). Le fait qu'une multitude de contrats aient été signés avec l'industrie en fin d'année tendrait à le confirmer. La modernisation des satellites militaires d'observation de la Terre (abandon du retour sur pellicules), l'augmentation de la durée de vie des satellites de télécommunications et la bonne tenue des satellites GLONASS sont aussi ds facteurs menant à la diminution des lancements.

4. La qualité, toujours pas au rendez-vous

L'année 2016 n'aura pas été épargnée par la tendance à la baisse de la qualité des systèmes spatiaux russes depuis 2010. Un lanceur Soyouz-U a été perdu, un Soyouz-2.1b et une Proton-M ont failli l'être. Ressource-P n°3 a eu des problèmes de panneaux solaires, après avoir d'ailleurs subit une tentative de lancement avortée.

L'amélioration de la fiabilité était pourtant l'objectif principal qui a conduit à la réforme complète du secteur spatial russe, de la dissolution de Roscosmos et de son remplacement par une entreprise nationalisée (qui a pris le même nom que la défunte agence spatiale)

5. Les vols habités et l'incertitude de l'ISS

De très grandes questions se posent sur l'avenir des vols habités en Russie. Ce dont on est sûrs, c'est qu'ils constituent toujours une haute priorité, y compris pour le Gouvernement.

Le programme Federatsia a été lancé pour de bon cette année (dans l'indifférence médiatique la plus totale), et le financement (42 milliards) semble à la hauteur de l'ambition, qui est de réaliser un premier vol inhabité en 2021. Ce nouveau vaisseau ne servira pas à grand chose tant qu'un lanceur super-lourd ne sera pas là pour l'emmener sur la Lune, mais c'est un bon début. Suite au durcissement des conditions économiques, la stratégie consiste à développer le vaisseau dans un premier temps, et le lanceur dans un second. Roscosmos n'a pas le budget de la NASA, et ne peut pas faire les deux simultanément (cumulés à l'exploitation de l'ISS).

Les vols de Progress ont déjà été réduits (de 4 à 3), et Roscosmos a annoncé cette année une diminution des équipages (2 cosmonautes russes sur l'ISS en permanence au lieu de trois). Il s'agit officiellement d'une mesure d'économie, mais des sources internes à Roscosmos laisseraient penser que ce ne serait que la partie émergée d'un très gros iceberg. Une partie des décideurs souhaite en effet un désengagement partiel de la Russie dans l'ISS. La réduction des équipages et le refus de qualifier le nouveau module Nauka (MLM) seraient des conséquences de cet état de fait. L'avenir nous en dira certainement plus.

En attendant, il est possible que des touristes volent en 2017 sur les sièges libres des Soyouz MS. Cette nouvelle version du vaisseau est d'ailleurs la principale avancée en 2016 dans le domaine des vols habités. Elle n'offre pas de capacité significativement supérieure à la version Soyouz TMA-M, mais elle doit permettre à terme de réaliser des rendez-vous avec l'ISS en 1h30, de diminuer la dépendance envers l'Ukraine (et donc à la sécurisation de la production) et de supprimer un grand nombre d'obsolescences.

En 2016, Roscosmos a aussi lancé le développement d'une nouvelle famille de vaisseaux pour remplacer les Soyouz et Progress dans le rôle de desserte de l'orbite basse. On devrait avoir du nouveau à ce sujet en 2017.

6. La science spatiale, le parent pauvre

Seulement deux missions scientifiques cette année : Lomonossov et ExoMars-2016. Elles sont réussies toutes les deux, mais les nouvelle orientations confirment que les projets dans ce domaine sont tous revus à la baisse, voire annulés.

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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Sam 24 Déc 2016 - 22:45

nikolai39 a écrit:
Je vous propose donc ma vision strictement personnelle du bilan de l'année 2016 vue du côté russe.

1. Le nouveau programme spatial

2016 a été l'année la plus inhabituelle qu'a connue la Russie depuis très longtemps. Le plus grand événement de l'année n'a pas eu lieu sur un pas de tir, mais dans les couloirs du Kremlin. Il s'agit bien entendu du vote du programme spatial fédéral pour la décennie à venir (2016-2025). La somme attribuée à Roscosmos est en augmentation par rapport aux années précédentes, mais elle a été réduite de moitié par rapport à ce qui avait été envisagé avant la crise ukrainienne (qui a d'ailleurs largement dépassé les frontières de l'Ukraine). 2016 devait être l'année d'un discours à la Kennedy pour annoncer le débarquement russe sur la Lune, mais ce grand projet a été repoussé à la décennie suivante (2026-2035).

Il subsiste tout de même le vaisseau Federatsia, qui s'est vu attribuer la coquette somme de 42 milliards de roubles juste pour la première tranche, et la construction du pas de tir Angara à Vostotchnyi pour lancer le Federatsia à partir de 2021. L'autre grand projet décidé par le gouvernement est le lanceur Feniks, qui servira à la fois de remplaçant pour la défunte Zenit et d'étage de base pour le futur lanceur super-lourd. L'objectif est que, au début de la décennie suivante, tout soit prêt pour commencer le programme de vols habités lunaires.

En conclusion de cet épisode majeur de 2016, je dirais que l'objectif a été affirmé clairement (la Lune, la Lune, et rien que la Lune), mais que les moyens ne sont pas attendus pour y parvenir.

2. Un nouveau cosmodrome

L'autre événement majeur de l'année est l'inauguration du cosmodrome de Vostotchnyi. C'est l'aboutissement d'une idée lancée dès les années Eltsine. Sachant que le projet a démarré en 2012 avec un premier tir demandé avant décembre 2015, il est remarquable qu'il ait été conduit avec seulement quatre mois de retard. Cela montre que, quand le budget est là, la qualité et le calendrier sont au rendez-vous également.

3. Une activité au ralenti

Tous les observateurs ont été interloqués par le faible nombre de lancements réalisé par la Russie en 2016. Seulement 17, et éventuellement 19 si on compte les deux tirs de Soyouz en Guyane. L'année précédente avait déjà été marquée par une diminution du nombre des lancements, et il est donc possible que l'on assiste à une véritable attrition.



Les principales causes sont la quasi-disparition de Proton-M sur le marché des lancements commerciaux, ainsi que l'abandon (non encore confirmé) du lanceur léger Dniepr. A eux deux, ces lanceurs n'ont réalisé que 3 tirs cette année, contre 10 en 2014 et 9 en 2015. Par ailleurs, seuls deux lancements militaires on été réalisés. Dans le cadre du programme fédéral (hors vols habités), Roscosmos n'a lancé en tout et pour tout qu'un satellite d'observation de la Terre (Ressource-P n°3) et un satellite scientifique (Lomonossov). Tous les autres vols sont reportés à 2017.

Il est possible que cette baisse significative de l'activité spatiale russe ne soit que le résultat de la transition entre les deux programmes fédéraux (2006-2015 et 2016-2025). Le fait qu'une multitude de contrats aient été signés avec l'industrie en fin d'année tendrait à le confirmer. La modernisation des satellites militaires d'observation de la Terre (abandon du retour sur pellicules), l'augmentation de la durée de vie des satellites de télécommunications et la bonne tenue des satellites GLONASS sont aussi ds facteurs menant à la diminution des lancements.

4. La qualité, toujours pas au rendez-vous

L'année 2016 n'aura pas été épargnée par la tendance à la baisse de la qualité des systèmes spatiaux russes depuis 2010. Un lanceur Soyouz-U a été perdu, un Soyouz-2.1b et une Proton-M ont failli l'être. Ressource-P n°3 a eu des problèmes de panneaux solaires, après avoir d'ailleurs subit une tentative de lancement avortée.

L'amélioration de la fiabilité était pourtant l'objectif principal qui a conduit à la réforme complète du secteur spatial russe, de la dissolution de Roscosmos et de son remplacement par une entreprise nationalisée (qui a pris le même nom que la défunte agence spatiale)

5. Les vols habités et l'incertitude de l'ISS

De très grandes questions se posent sur l'avenir des vols habités en Russie. Ce dont on est sûrs, c'est qu'ils constituent toujours une haute priorité, y compris pour le Gouvernement.

Le programme Federatsia a été lancé pour de bon cette année (dans l'indifférence médiatique la plus totale), et le financement (42 milliards) semble à la hauteur de l'ambition, qui est de réaliser un premier vol inhabité en 2021. Ce nouveau vaisseau ne servira pas à grand chose tant qu'un lanceur super-lourd ne sera pas là pour l'emmener sur la Lune, mais c'est un bon début. Suite au durcissement des conditions économiques, la stratégie consiste à développer le vaisseau dans un premier temps, et le lanceur dans un second. Roscosmos n'a pas le budget de la NASA, et ne peut pas faire les deux simultanément (cumulés à l'exploitation de l'ISS).

Les vols de Progress ont déjà été réduits (de 4 à 3), et Roscosmos a annoncé cette année une diminution des équipages (2 cosmonautes russes sur l'ISS en permanence au lieu de trois). Il s'agit officiellement d'une mesure d'économie, mais des sources internes à Roscosmos laisseraient penser que ce ne serait que la partie émergée d'un très gros iceberg. Une partie des décideurs souhaite en effet un désengagement partiel de la Russie dans l'ISS. La réduction des équipages et le refus de qualifier le nouveau module Nauka (MLM) seraient des conséquences de cet état de fait. L'avenir nous en dira certainement plus.

En attendant, il est possible que des touristes volent en 2017 sur les sièges libres des Soyouz MS. Cette nouvelle version du vaisseau est d'ailleurs la principale avancée en 2016 dans le domaine des vols habités. Elle n'offre pas de capacité significativement supérieure à la version Soyouz TMA-M, mais elle doit permettre à terme de réaliser des rendez-vous avec l'ISS en 1h30, de diminuer la dépendance envers l'Ukraine (et donc à la sécurisation de la production) et de supprimer un grand nombre d'obsolescences.

En 2016, Roscosmos a aussi lancé le développement d'une nouvelle famille de vaisseaux pour remplacer les Soyouz et Progress dans le rôle de desserte de l'orbite basse. On devrait avoir du nouveau à ce sujet en 2017.

6. La science spatiale, le parent pauvre

Seulement deux missions scientifiques cette année : Lomonossov et ExoMars-2016. Elles sont réussies toutes les deux, mais les nouvelle orientations confirment que les projets dans ce domaine sont tous revus à la baisse, voire annulés.

Très intéressant. Merci.  Super
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montmein69


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Dim 25 Déc 2016 - 11:55

nikolaï a écrit:
Il s'agit officiellement d'une mesure d'économie, mais des sources internes à Roscosmos laisseraient penser que ce ne serait que la partie émergée d'un très gros iceberg. Une partie des décideurs souhaite en effet un désengagement partiel de la Russie dans l'ISS. La réduction des équipages et le refus de qualifier le nouveau module Nauka (MLM) seraient des conséquences de cet état de fait. L'avenir nous en dira certainement plus.

Si l'image de l'iceberg est fondée, cela signifierait que des mesures drastiques allant bien au-delà d'un Progress en moins par année et d'un équipage réduit à deux devraient être envisagées. Je ne sais pas évaluer quel pourcentage d'économies cela engendrerait mais peut -être 20 % (?) , ce qui reste finalement assez modeste à réinvestir ailleurs.
Quelle tournure cela pourrait prendre ? Car les dépenses relatives à l'entretien et au fonctionnement du segment russe (qui joue un rôle primordial dans la maintenance à poste de la station) ne peuvent probablement pas être réduites dans des proportions importantes ?
Déclarer une date où ils se retireraient et négocier avec les USA des modalités pour leur transférer des "responsabilités" sur ces fonctions "vitales" qu'ils assurent actuellement ?  scratch
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Gasgano


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 17:43

Joli graphique du bilan 2016 concernant les lanceurs, sur le blog "Un autre regard sur la Terre" de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées :


Crédits : Gédéon / ULA

http://regard-sur-la-terre.over-blog.com/2017/01/2016-une-annee-qui-decoiffe-le-bilan-des-lancements.html

Un regret, quand même, de ne pas avoir comptabiliser l'échec sur la pas de tir ("pad failure") de la Falcon 9, le 1er sept. derrnier  scratch
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Ctyastro


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 17:54

Gasgano a écrit:
Joli graphique du bilan 2016 concernant les lanceurs, sur le blog "Un autre regard sur la Terre" de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées :

http://regard-sur-la-terre.over-blog.com/2017/01/2016-une-annee-qui-decoiffe-le-bilan-des-lancements.html

Un regret, quand même, de ne pas avoir comptabiliser l'échec sur la pas de tir ("pad failure") de la Falcon 9, le 1er sept. derrnier  scratch

Ce qui me parait normal puisqu'il n'y a pas eu de lancement et que ce tableau est un bilan des lancements.
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Vadrouille


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 17:58

L'ennui c'est que cela laisse supposer que la Falcon a eu 100% de réussite cette année, ce qui n'est pas le cas en pratique. (Et l'échec n'en était pas un petit dans ce cas...)
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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 18:35

Gasgano a écrit:
Joli graphique du bilan 2016 concernant les lanceurs, sur le blog "Un autre regard sur la Terre" de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées :


Crédits : Gédéon / ULA

http://regard-sur-la-terre.over-blog.com/2017/01/2016-une-annee-qui-decoiffe-le-bilan-des-lancements.html

Un regret, quand même, de ne pas avoir comptabiliser l'échec sur la pas de tir ("pad failure") de la Falcon 9, le 1er sept. derrnier  scratch

Joli, mais faire un graphique donnant le nombre de lancements en fonction du nom des lanceurs classés par ordre alphabétique ne me parait pas très instructif. Avec ce genre de données, mieux vaut faire un tableau. Et pour un tel graphique, mieux vaut classer les lanceurs sur l'axe horizontal en fonction de leur performance sur une orbite de référence.

D'autre part, ce site ne prend pas en compte les nanosatellites lancés depuis l'ISS. Pourtant, ils existent bien et il n'y a pas de raison de les ignorer.
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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 18:38

Vadrouille a écrit:
L'ennui c'est que cela laisse supposer que la Falcon a eu 100% de réussite cette année, ce qui n'est pas le cas en pratique. (Et l'échec n'en était pas un petit dans ce cas...)

La Proton-M affiche elle aussi un taux de réussite de 100 % cette année, malgré l'anomalie du 9 juin. Ce taux est justifié, car les charges utiles ont toutes été injectées sur l'orbite visée, mais la Proton-M est pourtant clouée au sol depuis cette date. Le taux de réussite d'un lanceur n'est pas tout.
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nikolai39
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 19:03

David L. a écrit:
D'autre part, ce site ne prend pas en compte les nanosatellites lancés depuis l'ISS. Pourtant, ils existent bien et il n'y a pas de raison de les ignorer.

Ben oui mais ça reviendrait à les compter deux fois : au moment de leur mise sur orbite, et au moment de leur largage de l'ISS. Le fait est qu'ils sont déjà sur orbite avant qu'on les lâche. Par exemple, le Tomsk-TPU est sur l'ISS depuis près de six mois, bien que les cosmonautes ne l'aient pas encore jeté par dessus bord.

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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 19:23

nikolai39 a écrit:
David L. a écrit:
D'autre part, ce site ne prend pas en compte les nanosatellites lancés depuis l'ISS. Pourtant, ils existent bien et il n'y a pas de raison de les ignorer.

Ben oui mais ça reviendrait à les compter deux fois : au moment de leur mise sur orbite, et au moment de leur largage de l'ISS. Le fait est qu'ils sont déjà sur orbite avant qu'on les lâche. Par exemple, le Tomsk-TPU est sur l'ISS depuis près de six mois, bien que les cosmonautes ne l'aient pas encore jeté par dessus bord.

Personnellement je ne les compte pas au moment du lancement. Il ne sont alors qu'une partie de la charge utile d'un Progress, d'un Dragon, d'un Cygnus ou d'un HTV. Je ne les compte qu'une fois qu'ils sont éjectés de l'ISS, donc indépendants, donc soumis au freinage atmosphérique, etc...

Il peuvent ne pas être comptés deux fois pour la masse envoyée en orbite en y faisant attention dans la feuille de calcul. De toute façon, leur masse cumulée sur une année est inférieure à la tonne, donc le résultat pour la masse envoyée sur orbite arrondi à la tonne ne changerait pas.

Effectivement, Tomsk-TPU est sur orbite depuis près de 6 mois, mais tant qu'il n'est pas libéré, il est autant un satellite que les astronautes eux-mêmes, que les plats cuisinés, que le matériel expérimental, que les vêtements déjà portés plusieurs jours ou que les sacs de déchets humains solides... Pourtant ces derniers ne sont pas comptabilisés, donc les objets construits pour être libérés en orbite devraient l'être une fois qu'ils le sont. Et ils doivent l'être car ils existent bel et bien et en cas de rencontre avec un autre satellite, peu importe s'il fut lancé sous coiffe sans être dans un conteneur, ou dans un conteneur ou dans la soute d'un cargo à destination de l'ISS...
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Atlantis


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 19:59

Vadrouille a écrit:
L'ennui c'est que cela laisse supposer que la Falcon a eu 100% de réussite cette année, ce qui n'est pas le cas en pratique. (Et l'échec n'en était pas un petit dans ce cas...)
Oui, cela n'est pas évident, surtout que la charge utile a été détruite. Le seul cas semblable récent dont je me souvienne, est celui de l'explosion du lanceur brésilien VLS-V03, en 2003, sur sa table de lancement, trois jours avant son lancement, avec destruction aussi du petit satellite météorologique SATEC déjà dans la coiffe du lanceur.
Maintenant, si l'explosion avait eu lieu au moment du remplissage précédent le lancement en lui-même (comme se fut le cas du lanceur brésilien, bien que ce fut, et je cite de mémoire, en fait la mauvaise manipulation des boosters à "poudre" qui en fut la cause), et non un essai de remplissage, cela aurait naturellement compté pour ce tableau je pense.
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nikolai39
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 20:01

Atlantis a écrit:
Vadrouille a écrit:
L'ennui c'est que cela laisse supposer que la Falcon a eu 100% de réussite cette année, ce qui n'est pas le cas en pratique. (Et l'échec n'en était pas un petit dans ce cas...)
Oui, cela n'est pas évident, surtout que la charge utile a été détruite. Le seul cas semblable récent dont je me souvienne, est celui de l'explosion du lanceur brésilien VLS-V03, en 2003, sur sa table de lancement, trois jours avant son lancement, avec destruction aussi du petit satellite météorologique SATEC déjà dans la coiffe du lanceur.
Maintenant, si l'explosion avait eu lieu au moment du remplissage précédent le lancement en lui-même (comme se fut le cas du lanceur brésilien, bien que ce fut, et je cite de mémoire, en fait la mauvaise manipulation des boosters à "poudre" qui en fut la cause), et non un essai de remplissage, cela aurait naturellement compté pour ce tableau je pense.

Le 18 mars 1980, à Plesetsk, un Vostok-2M a explosé avec un satellite Tselina sous sa coiffe. L'accident a fait 48 morts et reste à ce jour le plus grave de toute l'histoire de l'astronautique.

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Atlantis


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 20:24

Oui, tu as raison nikolai. Je ne me souvenais plus de cet accident. D’ailleurs, je ne l'ai pas cité, mais l'accident du VLS a lui aussi été une tragédie, puisque 21 techniciens et ingénieurs ont été tués.
Le spatial c'est difficile. Ad astra per aspera.
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Vadrouille


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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 22:56

David L. a écrit:
Vadrouille a écrit:
L'ennui c'est que cela laisse supposer que la Falcon a eu 100% de réussite cette année, ce qui n'est pas le cas en pratique. (Et l'échec n'en était pas un petit dans ce cas...)

La Proton-M affiche elle aussi un taux de réussite de 100 % cette année, malgré l'anomalie du 9 juin. Ce taux est justifié, car les charges utiles ont toutes été injectées sur l'orbite visée, mais la Proton-M est pourtant clouée au sol depuis cette date. Le taux de réussite d'un lanceur n'est pas tout.

La différence entre la Falcon 9 et la Proton est que dans le premier cas la charge utile a été détruite. Pour un client, cela compte !

Concernant les accidents, il est possible qu'on ne connaisse jamais le bilan du crash de la Longue Marche 3B contenant Intelsat 708 en 1996. Difficile donc de dire quel est le pire accident de lanceur spatial.
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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 17 Jan 2017 - 23:10

Vadrouille a écrit:
David L. a écrit:


La Proton-M affiche elle aussi un taux de réussite de 100 % cette année, malgré l'anomalie du 9 juin. Ce taux est justifié, car les charges utiles ont toutes été injectées sur l'orbite visée, mais la Proton-M est pourtant clouée au sol depuis cette date. Le taux de réussite d'un lanceur n'est pas tout.

La différence entre la Falcon 9 et la Proton est que dans le premier cas la charge utile a été détruite. Pour un client, cela compte !

Tout à fait. Ceci illustre bien ce que je voulais dire : le taux de réussite n'est pas tout, un taux de 100 % peut "résumer" des parcours différents.
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peronik




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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mer 18 Jan 2017 - 10:41

nikolai39 a écrit:

Le 18 mars 1980, à Plesetsk, un Vostok-2M a explosé avec un satellite Tselina sous sa coiffe. L'accident a fait 48 morts et reste à ce jour le plus grave de toute l'histoire de l'astronautique.

euh, l'accident le plus grave avec 48 mort !!!

pas sur que le maréchal Nedelin soit de ton avis catastrophe nedelin

pour résumer :
le 24 octobre 1960 a Baïkonour, une fusée R-16 explose lors de son remplissage tuant entre 78 et 126 personnes dont le maréchal des forces stratégiques soviétiques Mitrofan Ivanovitch Nedelin (d’où le nom de la catastrophe)
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nikolai39
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mer 18 Jan 2017 - 11:22

peronik a écrit:
euh, l'accident le plus grave avec 48 mort !!!

pas sur que le maréchal Nedelin soit de ton avis

Oui mais je ne considère pas cet événement comme un événement "astronautique", dans la mesure où il s'agissait d'un ICBM...

PS : pour être plus précis que Wikipedia, cet accident a fait 92 morts.
http://www.kosmonavtika.com/lanceurs/tsiklone/hist/hist.html

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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mar 21 Fév 2017 - 17:45

Pour rebondir sur une discussion menée aujourd'hui dans un autre fil, quelques données relatives à l'année dernière à propos de la Russie :

En tant qu'opérateur de lancement, la Russie a réalisé 17 des 85 tirs mondiaux, soit 20,0 %.

La Russie a construit 19 des 85 lanceurs utilisés, soit 22,4 %.
(1 Soyouz ST-A et 1 Soyouz ST-B lancés par l'Europe)

La Russie a construit 147 des 463 moteurs à ergols liquides utilisés, soit 31,7 %.
(aux moteurs des lanceurs russes s'ajoutent les huit RD-180 des Atlas V et les deux RD-181 de l'Antares 230)

Par contre la Russie n'a construit aucun des 114 moteurs à poudre utilisés en 2016.
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David L.
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MessageSujet: Re: Bilan de l'année spatiale 2016   Mer 13 Sep 2017 - 18:57

Les lancements commerciaux en 2016 en fonction des orbites, d'après Bryce Space & Technology :

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